Fauvaneille !!! Mon Bel Ousia !

A cette époque* chaque campagne avait son patois. On prenait largement le temps de vivre et la « rigolade » n’était jamais absente. Les conversations de bistrots allaient bon train : on avait vite fait de raconter des histoires plus ou moins flatteuses sur les uns ou sur les autres. Vous savez comme sont les gens, pas vraiment méchants, plutôt narquois…

On raconta qu’un jour une fermière se rendit au marché de Dijon pour vendre son dindon. A son arrivée, quelqu’un l’interpelle :

« D’où qu’t’es, d’où qu’t’es ? »

Étonnée elle lève le nez et voit un magnifique oiseau tout bariolé.

« Sacré bon sang c’est lui qui cause… »

Et la brave femme de lui répondre les fameuses paroles dont on parle tant :

« De Fauvaneille mon bel ousia !!! »

Notre paisanne voudrait bien avoir le bel oiseau chez elle, ça lui f’rait la conversation.

Ce bel oiseau semble appartenir à une fermière. Elle se tourne vers elle et lui dit :

« Il est bien joli votre oiseau madame, tiens j’vous l’échange contre mon dindon. »

La réponse fut tranchante :

 » C’est un perroquet, qui parle ! J’en veux point d’vot dindon, y cause pas lui ! »

Et la paisanne dépitée de lui rétorquer :

« Ben y cause point mais y n’en pense pas moins ! »

Elle ne se doutait pas qu’en cette belle journée le perroquet l’avait fait entrer dans la légende de Fauvaneille et que, dès lors, les habitants de Fauverney seraient nommés :

LES BEL’OUSIAS

* Début du vingtième siècle : peinture de la scène sur la façade du café Jaillet (face à l’actuel Vival)